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Nos sorties en 2013

7. Inauguration des stèles en hommage aux combattants de la 4ème DCR (1940) et aux Libérateurs (1944)

Crécy-sur-Serre (02)

pont sur la Serre

dimanche 9 juin 2013

Aisne Club 44

L'association Aisne Club 44 était invitée ce dimanche 9 juin 2013 par la mairie de Crécy-sur-Serre, l'Associations des Anciens des Chars et Blindés de l'Aisne et l'association Rhin et Danube à assister à l'inauguration de deux stèles.

Aisne Club 44

Cette stèle commémore les combats du 19 mai 1940 à Crécy-sur-Serre. Cette offensive de la 345ème Compagnie du 19ème Bataillon de Chars de Combats s'inscrit dans la pourquite des combats de chars de Montcornet du 17 mai 1940.

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La bataille de chars de Montcornet

Aisne Club 44

Le 17 mai 1940, la 4ème Division Cuirassée de Réserve (4ème DCR) commandée par le colonel Charles De Gaulle tente d'arrêter la progression des colonnes motorisées allemandes de la 10ème Division Blindée (10. PzDiv) et des éléments de la 1ère Division Blindée (1. PzDiv) du 19ème Corps d'Armée (XIX. AK) commandé par le Generaloberst Heinz Guderian.

Les unités de la 4ème DCR :

  • la 6ème demi-brigade de chars lourds commandée par le lieutenant-colonel Sudres,
  • la 8ème demi-brigade de chars légers commandée par le lieutenant-colonel Simonin,
  • le 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied commandé par le commandant Bertrand.

La 6ème demi-brigade de chars lourds doit suivre l'axe Laon - Montcornet et la 8ème demi-brigade doit la protéger sur son flanc droit en direction de Lislet.

L'ensemble du dispositif est opérationnel dans la nuit du 16 au 17 mai 1940 à la lisière de la forêt de Samoussy.

Les chars doivent réduire de nombreuses poches équipées d'armes antichars notamment à Chivy, Bucy-les-Pierrepont et à La Ville-aux-Bois-les-Dizy. Les colonnes de chars français sont sans cesse harcelées par des éléments motorisés très mobiles de l'armée allemande.

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Le 10 mai 1940, un appareil de reconnaissance français, un Potez 63-11 du Groupe de Reconnaissance GR II-22, effectue une mission de reconnaissance au-dessus de la Meuse dans la région de Sedan. Cette photographie aérienne présente les premières colonnes allemandes franchissant la Meuse à Bouillon (Belgique). Le commandement français estime qu'il s'agit d'unités françaises faisant mouvement ! De nombreux chars de combat sont mobilisés en Hollande. Ces unités ne peuvent prendre part aux combats dans la Meuse, notamment la bataille de Stonne.

Très inspiré par l'ouvrage du lieutenant-colonel Charles De Gaulle, Trois études dans lequel il montre entre autre le fondement d'une armée de métier et l'emploi de divisions blindées, le Generaloberst Heinz Guderian constitue des unités blindées équipées de chars de combat très mobiles destinées à enfoncer le front et soutenues par l'aviation d'assaut.

De son poste de commandement installé à Signy-le-Petit (Ardennes), le Generaloberst Heinz Guderian, très surpris de ce coup d'arrêt, élabore une nouvelle stratégie et engage ses troupes selon un axe Est - Ouest, laissant provisoirement de côté la marche sur Paris.

A noter : le 2 juin 1940, le renseignement français riche d'informations très précises ordronne au Groupe d'Aviation n°9 d'attaquer le poste de commandement du Generaloberst Heinz Guderian. Ainsi, dans la nuit du 3 au 4 juin 1940, dix bombardiers bimoteurs Amiot 143 décollent pour effectuer la mission de bombardement sur Signy-le-Petit et des colonnes allemandes cantonnées dans le secteur d'Hirson. Même si le général Heinz Guderian échappe à la mort, le bombardement de son quartier général constitue une victoire du renseignement au cours de la Bataille de France.

L'infanterie tarde trop à se porter sur Montcornet pour exploiter l'offensive blindée ; le colonel Charles De Gaulle donne l'ordre aux éléments de la 4ème DCR de se replier sur un axe Chivres - Sissonne sous la protection du 4ème Bataillon de Chasseurs à Pied.

N'ayant pu repousser durablement l'avancée des troupes allemandes, la Bataille de Montcornet est un échec. Toutefois, compte-tenu du contexte de repli général des troupes françaises, la Bataille de Montcornet est une victoire morale.

La Bataille de Montcornet constitue l'un des cinq coups d'arrêt subis par les troupes allemandes :

  • la Bataille d'Hannut du 12 au 14 mai 1940 (Belgique),
  • la Bataille de Flavion du 15 mai 1940 (Belgique),
  • la Bataille de Stonne du 15 au 25 mai 1940 (Ardennes),
  • la Bataille de Montcornet du 17 mai 1940 (Aisne),
  • la Bataille d'Abbeville du 28 mai au 4 juin 1940 (Somme).

La dernière offensive des chars français menaçant l'avancée des troupes allemandes est la Bataille d'Abbeville du 28 mai au 4 juin 1940 (Somme).

Les chars français à l'attaque à Crécy-sur-Serre

Les chars de la 4ème DCR commandée par le colonel Charles De Gaulle, partis de la région de Laon, doivent couper la route des troupes allemandes qui se dirigent vers Paris. L'idée est donc d'attaquer les colonnes allemandes sur leur flanc gauche sur l'axe Laon - Crécy-sur-Serre - Pargny-les-Bois.

A leur arrivée sur la rive gauche de la Serre à l'entrée de Crécy-sur-Serre, les chars perdent pour certains leurs chenilles sur les mines antichars allemandes, subissent pour d'autres des tirs directs d'armes antichars allemandes dissimulées dans les habitations ou sont détruits par des tirs de barrage d'artillerie allemande.

Dans la matinée, un Fiseler Fi 56, appareil de reconnaissance aérienne allemand, survolle les colonnes françaises. Quelques temps après, des Junkers Ju 87 Stuka entrent en action, dispersant les chars de combat dans les environs de Crécy-sur-Serre.

Une fois la formation discloquée, les chars isolés deviennent des cibles de choix pour les unités d'infanterie allemandes équipées d'armes antichar.

Ce déluge de feu entraîne la perte de nombreux chars français. Dispersée, la 345ème compagnie du 19ème Bataillon de Chars de Combats doit se replier.

Le colonel Charles De Gaulle avait installé son Poste de Commandement à Festieux, dans une maison face à la Mairie-Ecole.

Aisne Club 44

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Lors des combats de Crécy-sur-Serre, le commandement allemand n'engage pas de blindés. Les unités blindées françaises font face à des unités d'infanterie équipées d'armes antichars.

L'association Aisne Club 44 remercie la municipalité de Crécy-sur-Serre ainsi que les associations des Anciens des Chars et Blindés de l'Aisne et Rhin et Danube pour leur invitation.

Photos : Alexis G.